Une mycose vulvo-vaginale peut être déclenchée par la prise d’antibiotiques. Pourquoi ?

Les antibiotiques passent dans tout l’organisme jusqu’au vagin
Quand on prend un antibiotique en comprimés, ou bien en injection, le produit actif passe dans la circulation sanguine et diffuse ainsi dans tout le corps. Y compris dans la zone génitale. Ainsi, si vous prenez un antibiotique, que ce soit pour une angine, un abcès dentaire, pour une infection urinaire ou une pneumonie, l’antibiotique circule dans toutes vos artères et arrive dans la zone vulvo-vaginale.

Les antibiotiques détruisent les bonnes bactéries de la flore vaginales
Une fois arrivés dans la zone vulvo-vaginale par la circulation sanguine, les antibiotiques détruisent les bactéries présentes. Ils détruisent ainsi la flore vaginale bénéfique, c’est-à-dire les lactobacilles, encore appelée la flore de Döderlein. Ces bacilles amis du vagin servent de protection contre les bactéries agressives (pathogènes) et contre les levures à l’origine des mycoses vaginales. Alors, dès que ces bacilles de Döderlein sont éliminés par l’antibiotique, la voie est libre. Et les candida albicans se précipitent pour occuper le terrain sur la surface du vagin et s’y multiplient. Elles déclenchent une mycose vaginale.

L’antibiotique, ça n’est pas automatique !
Les antibiotiques augmentent considérablement les risques de mycoses vulvo-vaginales. Aussi avant de commencer un traitement antibiotique, faut-il se poser la question : ce traitement est-il indispensable ? En effet, c’est dommage, pour soigner une maladie, d’en déclencher une autre. Alors, si vous êtes sujette aux mycoses vaginales, parlez-en systématiquement à votre médecin qu’il prenne cette sensibilité en cause avant de vous prescrire un traitement.

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Vous avez déjà eu une mycose vaginale après des antibiotiques ?
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Cet article a été rédigé par un médecin.

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