La salive contre la sécheresse vaginale peut remplacer la lubrification naturelle, diminuer douleurs à la pénétration, frottements trop intense, gênes à l’intromission… La salive est donc bienvenue. Mais est-ce une bonne idée ?

Sécheresse vaginale par manque de lubrification, douleur à la pénétration, frottement trop intense, gêne à l’intromission, dans ces cas-là, un lubrifiant intime est le bienvenu. Mais voilà, on n’en a pas toujours sous la main. La salive est un grand classique qui peut dans ce cas pallier au problème ! Est-ce une bonne idée ?

 La salive, un lubrifiant toujours disponible !
La salive présente un avantage indéniable, elle est toujours disponible à chaque instant. On sait où la trouver, y compris au plus noir de la nuit et dans les moments d’excitation les plus intense. Un avantage évident quand se voit contrait d’interrompre une relation sexuelle pour chercher le lubrifiant dans la table de nuit ou qu’il a roulé sous  le lit !

La salive, un lubrifiant intime gratuit et bio !
Au moins, vous n’avez rien à payer. La salive est un lubrifiant naturel, écologique, bio, gratuit, ne contient pas de colorants, de conservateurs, de phtalates ou de bisphénol ou autres poisons toxiques ! C’est le bon côté de ce fluide naturel.
Cela dit, le meilleur lubrifiant intime, gratuit, écolo, efficace bio, pratique, agréable, bien adapté, c’est la lubrification naturelle du vagin se produisant quand une femme ressent une excitation sexuelle suffisante !

La salive, un lubrifiant intime au choix
Entre la vôtre et celle de votre partenaire, vous avez le choix entre sa salive ou la vôtre. Cela peut permettre des gestes très érotiques et de tester la différence entre deux types de salive.

La salive, un lubrifiant donnant un indice intéressant
Si vous êtes une femme et que vous n’avez pas suffisamment de salive, que votre bouche est trop sèche, c’est peut-être que vous prenez un médicament provoquant un assèchement de vos muqueuses, d’où une sécheresse vulvaire, vaginale, buccale et peut-être même une sécheresse oculaire…  C’est le moment de vous poser la question et de faire le bilan de vos médicaments, pilule comprise.

La salive, sa lubrification a des limites
La salive est essentiellement constituée d’eau. Son rôle naturel est d’hydrater la muqueuse de la bouche, et elle n’a pas un rôle de lubrifiant dans la bouche, mais d’humidifiant. Donc dans la zone sexuelle, dans le vagin ou sur le gland, elle hydrate, donne une sensation de mouillé, d’humidité, mais n’apporte pas le glissement idéal, d’autant qu’elle sèche très rapidement. Dans la bouche, elle est produite en permanence… D’où un éventuel inconfort ou l’obligation d’en remettre plusieurs fois.

La salive, un lubrifiant intime à risque !
La salive peut transmettre des microbes. Bien sûr ceux du rhume ou de la mononucléose, mais dans le cadre d’une relation sexuelle, ce n’est guère gênant, on n’a pas de rhume de vagin ou de pénis ! En revanche, la transmission du virus de l’herpès avec la salive est très gênante. En effet, s’il existe deux virus de l’herpès, l’un buccal et l’autre sexuel, ces deux virus peuvent atteindre les deux zones, buccale ou sexuelle. Autrement dit, si vous avez une crise d’herpès buccal (boutons de fièvre), utiliser votre salive comme lubrifiant peut transmettre un herpès génital à votre partenaire… et à vous aussi ! Le virus de l’herpès n’envahissant pas tout l’organisme, mais seulement une région très délimitée, vous pouvez être atteint d’herpès buccal sans que votre zone génitale en souffre. Alors, étaler de la salive bourrée de virus sur le pénis ou la vulve, ça risque de vous déclencher des crises d’herpès !

La salive, un lubrifiant à risque pour l’herpès
Notre conseil : en cas de crise d’herpès buccal, surtout, n’utilisez pas la salive comme lubrifiant intime. Ne pratiquez pas non plus le sexe oral, pour la même raison : vous pourriez transmettre le virus à votre partenaire qui vous le retransmettra généreusement lors de la pénétration ! Pire, sachez que même en dehors d’une crise, l’herpès buccal peut être contagieux car le virus peut se trouver présent dans la salive. En quantité bien moindre qu’en cas de crise, certes, mais le risque zéro n’existe pas dans ce cas.
Alors, si vous avez régulièrement, ou même de temps à autre des crises d’herpès buccal, évitez la salive comme lubrifiant. Votre santé sexuelle vaut bien un investissement en gel lubrifiant !

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Cet article a été rédigé par un médecin.

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