Mycose vaginale, comment ça se présente, quels symptômes ?

Que ressent-on quand on souffre de mycose vaginale ? Quels sont les signes, les symptômes de ces mycoses gynécologiques ? Quand on a souffert d’une mycose vaginale, on reconnait en général bien les signes des mycoses gynécologiques. Mais la première fois, ce n’est pas si évident de deviner de quoi il s’agit. Alors, voici les signes typiques que vous observez en cas de mycose génitale.

La mycose vulvo-vaginale, un problème de la vulve et de l’intérieur du vagin
La gêne se situe uniquement dans cette zone intime, entre les petites lèvres et dans le vagin. Même si parfois, le problème peut s’étendre un peu autour de la vulve.

Une mycose gynécologique entraîne un inconfort vulvo-vaginal
Cet inconfort est très souvent présent au tout début d’une mycose gynécologique, quand on ne sait pas encore que l’on souffre d’une mycose vaginale. Quand la gêne n’évolue pas, ce n’est pas forcément une mycose vaginale. Il peut par exemple s’agir d’une simple irritation. Cela peut aussi être le signe que le corps de la femme en question se défend très bien contre les infections génitales et que la mycose vaginale a failli survenir, mais que la flore vaginale s’est bien défendue et a repoussé les candida albicans, levures à l’origine de la plupart des mycoses vaginales ! Quand la mycose vulvo-vaginale s’installe vraiment, la gêne persiste et s’intensifie.



Une mycose vaginale, ça gratte

Souvent, la mycose vulvo-vaginale commence par démanger un peu. Les médecins appellent cela un prurit, un terme signifiant démangeaisons. Et c’est très gênant, car se démanger au niveau de la vulve, ce n’est pas élégant, certes, et en plus, cela n’arrange pas le problème. Les démangeaisons sont le signe le plus spécifique des mycoses vaginales. Autrement dit, si cela ne gratte pas, il y a peu de probabilité qu’il s’agisse d’une mycose génitale.

Une mycose vaginale, ça brûle

Les démangeaisons, parfois peu importantes au début d’une mycose vaginale, peuvent augmenter, devenant des brûlures parfois légères, ou parfois des brûlures intenses, voire atrocement douloureuses pour d’autres femmes. La femme peut avoir d’impression d’avoir du feu au niveau de sa vulve et dans son vagin.

Une mycose vaginale, ça rend la vulve rouge
L’irritation, ce n’est pas seulement une sensation. Elle va de pair avec un aspect rouge luisant de la muqueuse de la vulve et de l’intérieur du vagin. La muqueuse vaginale, habituellement rose, prend une couleur d’un rouge différent, bien plus foncé.

Une mycose génitale ça fait mal
Les douleurs de la mycose vaginale sont fréquentes et ce sont des douleurs de plusieurs sortes : qu’il s’agisse de démangeaisons ou de brûlures, il s’agit de douleurs parfois très importantes. Ces douleurs peuvent être constantes ou/ et lancer au moindre frottement des sous-vêtements, strings ou autres, ou des protections hygiéniques. Elles peuvent aussi bien sûr survenir lors des relations sexuelles.

Une mycose vaginale, ça transforme les pertes blanches
Les pertes blanches changent d’aspect quand une femme souffre de mycose vulvo-vaginale. Elle deviennent généralement beaucoup plus abondantes. Elles sont de couleur plutôt blanches, et les médecins comparent souvent ces pertes blanches à du lait caillé. Elles ont une odeur forte désagréable plutôt acide, contrairement aux pertes blanches normales naturelles, qui elles, sont signes de bonne santé.

Une mycose gynécologique entraîne des fissures
Si l’irritation due à la mycose vaginale est intense, en plus de démangeaisons et de douleurs, la muqueuse vulvaire ou vaginale peut avoir, autour de l’entrée du vagin et dans le vagin, de véritables petites coupures. Et bien sûr, c’est très sensible et ça peut faire très mal, avec une douleur vraiment intense.

Une mycose vulvo-vaginale, ça fait gonfler
Un oedème, ou gonflement se produit souvent lors d’une mycose. La vulve est toute gonflée. Il s’agit d’une réaction à l’irritation. Et la vulve n’est pas la seule à pouvoir se trouver gonflée lors d’une mycose vaginale : le vagin aussi peut l’être, même si c’est moins visible bien sûr.

Une mycose vaginale, ça gêne les rapports sexuels
Avec une vulve à vif, des sensations de brûlures, de démangeaisons, des petites fissures, des pertes malodorantes, autant dire que rares sont les femmes qui se risquent à faire l’amour. Et elles ont raison, sinon, au lieu de procurer du plaisir, cela ne fait qu’augmenter la douleur. Cependant une femme peut très bien faire l’amour en tout début de mycose vaginale, si elle sent simplement une petite gêne.

Une mycose vulvo-vaginale, ça gêne pour uriner

Vu l’irritation de la vulve pendant une mycose vaginale, et vu l’acidité de l’urine, le passage de quelques gouttes d’urines sur la muqueuse rouge et fissurée peut entraîner une douleur aigüe… Les médecins appellent cela une dysurie, difficulté à uriner.

La mycose génitale, une « vulvo-vaginite érythèmato-œdémateuse et prurigineuse ».
Ce sont les termes médicaux. En clair en cas de mycose vulvo-vaginale, on observe des signes dont voici le décodage :

    • Une vulvite est une inflammation de la vulve,
    • Une vaginite est une inflammation du vagin,
    • Une vulvo-vaginite est une inflammation de la vulve et du vagin.
    • Erythémateuse signifie « rouge », (l’érythème est une rougeur)
    • Oedémateuse signifie « gonflée », avec de l’oedème.
    • Prurigineuse signifie « qui démange », qui gratte. (le prurit est une démangeaison)

La mycose vaginale, pas si facile à détecter !
Les symptômes d’une mycose vaginale paraissent très simples à détecter. En réalité, ce n’est pas si simple : les signes de mycose vaginale peuvent aussi être le signe de tout autre chose, et c’est souvent autre chose. En effet, la spécificité des symptômes n’est que de 7 %. Cela signifie que si une femme présente 4 signes sur 5 parmi les suivants : douleur vulvaire ou vaginale, sensation de brûlures, démangeaisons, douleur aux rapports sexuels et observation de pertes blanches anormales, il ne s’agit d’une mycose vulvo-vaginale que dans 7 % des cas ! La présence de 4 signes sur 5 permet de détecter 90 % des mycoses, et passe à côté de 10 % d’entre elles.
Attention, il s’agit des signes exprimés par la femme elle-même. Si c’est le médecin qui fait un examen et qui voit les pertes blanches, le diagnostic est déjà plus fiable…
Cela peut expliquer que bien des mycoses vaginales présumées sont en fait tout autre chose. D’où l’inefficacité de certains traitements ! Vous voulez savoir ce que ça peut être si ce n’est pas une mycose vulvovaginale ? Lisez la suite


Vous avez des signes de mycose qui vous font beaucoup souffrir ? Et c’est difficile à soigner ? Peu-être qu’il ne s’agit pas d’une mycose, mais d’un autre problème ! Peut-être de l’eczéma de la vulve, d’un vaginose, ou… Lire la suite

Vous souhaitez soigner une mycose vaginale par phytothérapie ou huiles essentielles ?
Lisez notre article « Mycose vaginale et traitement naturel, quelles plantes choisir ? »
Vous êtes enceinte et souhaitez un traitement naturel contre une mycose vaginale ? Lisez notre article sur le sujet.

Les pertes blanches des mycoses ne ressemblent pas aux pertes blanches normales. Elles sont même très différentes. Les différences entre ces pertes blanches naturelles et les pertes blanches des candidoses sont nombreuses. Lire la suite

Vous avez souffert d’un symptôme de mycose vaginale ?

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Sources :
Anderson Mr et col. Evaluation of vaginal complaints. JAMA 2004 Mar 17;291(11):1368-79
Hoffstetter Se et col.l Self-reported yeast symptoms compared with clinical wet mount analysis and vaginal yeast culture in a specialty clinic setting. J Reprod Med. 2008 Jun;53(6):402-6

Cet article a été rédigé par un médecin.

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