Mycose vulvovaginale récidivante (MVVR ou CVVR) : comment guérit le traitement antimycosique de 6 mois ?

Pour soigner une mycose vulvo-vaginale récidivante (MVVR ou CVVR candidose vulvo-vaginale récidivante), les médecins proposent, en plus du traitement de la mycose vaginale en cours, un traitement de longue durée : de 6 mois. Quand prendre ce traitement antimycosique ? Et que peut-on attendre d’un tel traitement de la MVVR ?

Le traitement prolongé des mycoses vaginale n’éradique pas l’agent de la mycose
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le traitement antimycosique de longue durée n’est pas prescrit pour détruire totalement les levures (candida albicans le plus souvent) et retrouver, au bout de 6 mois, un organisme, une vulve et un vagin sans aucune levure. En effet, les candida albicans sont des hôtes naturels de notre organisme, alors, il est impossible de les éradiquer entièrement. Résultat, après l’arrêt du traitement, ces levures reviennent.

Pourquoi prendre 6 mois de traitement si les candida albicans (ou autres levures) reviennent ?
Parce que l’origine des mycoses vulvo-vaginales récidivantes, c’est un trouble de l’immunité. Chez une femme souffrant de ces mycoses vaginales récidivantes, au niveau du vagin et/ ou de la vulve, l’organisme ne se défend pas bien contre les levures et se comporte comme si elles n’étaient pas envahissantes. Il les tolère, alors qu’il devrait limiter leur multiplication. Le but du traitement anti mycose vulvo-vaginale est donc d’éliminer les levures pendant 6 mois, afin que l’immunité se réveille pendant ce temps. On sait qu’après ces 6 mois, les levures vont revenir. Et l’on espère que l’organisme, n’ayant pas vu de levures depuis 6 mois, se dira ensuite, à l’arrêt du traitement : « Mais qu’est-ce que c’est que cette levure ? Je ne vais pas tolérer qu’elle m’envahisse, je vais la contrôler » Si cela fonctionne, les mycoses vulvo-vaginales récidivantes cessent.

Et cette stratégie de traitement des mycoses vulvo-vaginales récidivantes fonctionne parfois. Mais pas toujours… Vous voulez connaître l’efficacité du traitement ? Le pourcentage de personnes vraiment guéries ? Lisez la suite…

Cet article a été écrit par un médecin.

© infosanteonline 2013

D'autres articles vous intéressent :

By | 2016-12-18T23:39:26+00:00 26 janvier 2013|Traitement médical d'une mycose vaginale|2 Comments

2 Comments

  1. Youmna Bacar 5 septembre 2014 at 6 h 53 min - Reply

    Des gestes d’hygiène intime simples et efficaces
    J’ai fait ce traitement, mais chaque fois cela revient. Du coup je suis fatiguer de faire ce traitement .
    Mais à compter de ce jour je vais réessayer le traitement pendant 6 mois pour voir les effets.

    Réponse de médecin pour Doctical : Je vous conseille vivement de lire notre section sur l’hygiène intime pour éviter les mycoses. On fait parfois des erreurs sans en avoir conscience… D’autre part, pensez à la pilule qui peut être en cause si vous en prenez une. Des infos sur l’hygiène intime anti-mycoses génitales :http://www.doctical.com/mycose-vulvo-vaginale-20-gestes-anti-recidive/

  2. Laura 14 août 2013 at 17 h 59 min - Reply

    une infection parasitaire, l’oxyurose.
    Bonjour,Je voulais savoir comment soigner une mycose à l’anus ? J’applique de la crème (Fazol) matin et soir et ça me démange toujours. J’ai du mal à dormir, auriez vous une solution ?
    Merci

    Réponse de médecin pour Doctical :
    Quand on souffre de démangeaisons à l’anus, il ne s’agit pas, la plupart du temps, d’une mycose vaginale ou d’une mycose intime, mais d’une infection parasitaire, une oxyurose. Nous vous conseillons donc d’en parler à votre médecin pour qu’il vous prescrive du fluvermal en comprimés ou sirop. Notez qu’il faut traiter toutes les personnes vivant sous votre toit, ce parasite étant hyper contagieux. Une personne sur trois est atteinte avec ou sans signes notables.

Leave A Comment