Divers types de lubrifiants sexuels sont disponibles. En cas de sécheresse vaginale gênante pendant les relations sexuelles, un lubrifiant est indispensable si l’on veut continuer à faire l’amour, et le l’usage du lubrifiant est parfois même agréable. Il ne dispense pas de chercher la cause de cette sécheresse vaginale, bien sûr. Médicament ? Problème de santé ? Manque de préliminaires ? Manque de désir ? Blocage ? Ménopause ? En attendant, le lubrifiant permet de continuer les câlins sexuels. Et heureusement. Mais pas facile de choisir le gel lubrifiant le plus agréable, pas collant, à l’odeur agréable, qui ne sèche pas, de consistance adaptée, pratique, et qui convienne aux deux partenaires.
Du plus simple au plus complexe, voici les lubrifiants que vous pouvez utiliser.

La salive, un lubrifiant naturel et disponible.
La salive, c’est pratique, gratuit et disponible. Aussi est-elle très utilisée. Pourquoi pas, puisque sa consistance est agréable, même si elle sèche rapidement. Si vous voulez plus d’informations sur les avantages et les inconvénients, très fâcheux de la salive en tant que lubrifiant, lisez notre article sur la salive comme lubrifiant…

Le lubrifiant à base d’huile de cuisine
Huile d’olive, de tournesol, de colza, huile de noix, ou autre huile de cuisine, ou même beurre doux, pourquoi ne pas y avoir recours ? L’avantage, c’est que vous en avez sous la main ou pas loin. Ce n’est pas cher, et si vous achetez des produits bios de bonne qualité, vous avez confiance dans les composants de ces huiles. Et vous savez qu’elles sont comestibles ! Le petit problème, ce n’est pas compatible avec le préservatif parce que cela peut le fragiliser. Il risque de se déchirer plus facilement. Mais tout le monde n’utilise pas de préservatif… Et le problème des graisses végétales ou animales, c’est que leur consistance comme lubrifiant n’est pas naturelle, car très grasse. Pour connaître leurs avantages et inconvénients, lisez notre article sur les huiles végétales utilisées comme lubrifiants…
Mais leur action dure longtemps… tout comme après un rapport sexuel, cela peut aussi continuer à couler et rendre les sous-vêtements tout gras. On ne vous passe aucun détail !

Les gels lubrifiants à base d’huile minérale
Contre la sécheresse vaginale, ou tout simplement pour augmenter le confort des rapports sexuels au moment de la pénétration, il est possible d’utiliser aussi des huiles formulées à base de pétrole. La vaseline est le produit le plus connu et utilisé. C’est un peu comme l’huile de moteur (toute proportion gardée !). On pourrait aussi utiliser la paraffine. Notez que les personnes qui n’aiment pas cela disent que c’est à base de pétrole et les autres, qu’il s’agit d’huiles minérales. C’est plus acceptable.
La consistance est gélifiée à température ambiante et devient fluide à la température du corps, permettant des contacts fluides et glissants. Mais cela peut paraître trop huileux à certains, même si l’avantage est que l’action de lubrifiant est prolongée. Cela peut aussi couler quelques heures après un rapport sexuel…

Le gel lubrifiant de synthèse à la silicone
Il s’agit d gels lubrifiants contentant des silicones fabriquées à partir de silice. Ils sont très inertes chimiquement, donc très utilisés en cosmétique. Ils se présentent sous forme de gel souple et ils ne sèchent pas vite. Ils sont une alternative aux huiles dérivées du pétrole. Ils présentent un inconvénient, celui de ne pas se dégrader ou alors très lentement, plusieurs centaines d’années ! Bien sûr, ils ne restent pas dans le vagin pendant 100 ans, puisqu’il est auto-nettoyant, mais ils restent dans la nature une fois synthétisés. Leur action est durable et pendant le rapport sexuel, ils ne sèchent pas facilement, donc pas obligés d’en remettre sans cesse.

Le gel hydratant et lubrifiant hydrophile longue durée
Ces gels lubrifiants sont aussi des hydratants de la muqueuse vaginale. Ils contiennent des molécules hydratantes attirant l’eau vers les cellules de la surface du vagin. Ensuite, chaque molécule de ce gel hydratant se comporte comme une éponge qui retient l’eau. Du coup, la surface interne du vagin se trouve hydratée tout au long du rapport sexuel, et même les jours suivants. Ces gels ne sont donc pas seulement lubrifiants, mais aussi hydratants. Ils sont très souvent prescrits 2 à 3 fois par semaine chez les femmes présentant une interdiction aux hormones après la ménopause (par exemple après un cancer du sein ou de l’utérus).
Ils sont efficaces immédiatement, mais aussi sur une durée plus longue de quelques jours. Quelques exemples : Monasens, Replens.

Le gel lubrifiant hydrophile et légèrement anti-inflammatoires
Ces lubrifiants se présentent sous forme de gel ou de crème. Ils présentent, en plus de l’action hydrophile et lubrifiante, une action anti irritante grâce à des extraits de plantes. Par exemple, Saugella gel lubrifiant (extrait d’hélicryse et de salicaire) ou Jailys (extrait de lys et de Maydea), Mucogyne (extrait de camomille et de mauve). Ils sont intéressant pour les femmes ayant les muqueuses fragiles, souffrant de brûlures, douleurs ou d’irritation. Par leur action hydrophile et anti-irritante, ils contribuent ainsi à diminuer à la fois la sécheresse vaginale au quotidien, pendant le rapports sexuels et les irritations.

Le gel lubrifiant ludique
Ces lubrifiants sont généralement formulés à base d’eau. Et puis, ils ajoutent des produits actifs, produisant une sensation chauffante, voire irritante ou bien une sensation frisson, glacée. Pour comparer, un peu comme si vous ajoutiez du piment ou du menthol dans votre gel lubrifiant. D’autres gels sont tout simplement parfumés. C’est intéressant pour explorer les sensations ou pour une expérience et en général, ils sont compatibles avec les préservatifs. Ces gels sont plus souvent utilisés de manière plus occasionnelle.

Et vous, quel lubrifiant utilisez-vous ?
Lequel avez-vous testé ? Aimé ou détesté ? Lequel avez-vous adopté ? Pensez à laisser un message ci-dessous en bas de la page dans notre zone de forum. Cela pourra servir à d’autres que vous ! On vous demande un nom, mais vous pouvez laisser un pseudo ; on vous demande un mail, mais, mais il n’apparaîtra pas… Discrétion oblige !

Cet article a été rédigé par un médecin.

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