Les rapports sexuels concernent la même zone que les mycoses vulvo-vaginales. Quel est le lien entre ces deux phénomènes, les relations sexuelles et les mycoses vaginales ?

Mycose vaginale, les rapports sexuels peuvent être irritants.
Un rapport sexuel peut être un facteur de mycose vaginale quand la pénétration se produit sans lubrification suffisante. Le pénis frotte trop contre la paroi du vagin et cela provoque une irritation vaginale. Dans ce cas, au niveau de la muqueuse de la vulve et du vagin, des micro coupures peuvent se produire. Ces micro traumatismes sont souvent invisibles à l’œil nu, mais ils favorisent le développement des candidoses vulvo-vaginales, maladies provoquée par les candida albicans aussi appelées mycoses vulvo-vaginales. Le candida passe alors d’une forme amicale à une forme agressive, entraînant la candidose vaginale (autre nom de la mycose vaginale).

Le préservatif en cas de mycose vaginale, pas toujours évident !
L’utilisation d’un préservatif augmente les frottements entre le vagin et le pénis. Il les multiplie quasiment par 3. Du coup, les mouvements de va-et-vient peuvent déclencher davantage d’irritation vaginale. Ces irritations de la muqueuse vulvo-vaginale peuvent favoriser les mycoses vaginales. Avec un préservatif, il faut donc utiliser du lubrifiant et ne pas lésiner. Et cela, même quand le préservatif est déjà pré-lubrifié. Il ne l’est jamais suffisamment.
Et attention, une mycose vulvo vaginale systématique après rapport sexuel protégé par préservatif doit faire poser une question : suis-je allergique au latex ? Car il s’agit peut-être d’une allergie et non d’une mycose vulvo-vaginale… Dans ce cas, l’utilisation de préservatifs sans latex permet de prévenir les irritations.

Le sperme, quel effet quand on a une mycose gynécologique ?
Le sperme est alcalin (ou basique) c’est-à-dire non acide. Cela tombe bien, car les mycoses se développent plutôt en milieu acide. Il aurait donc, a priori, plutôt un effet bénéfique sur les mycoses vaginales. Cela dit, en quelques heures, le vagin « tamponne » le sperme, ce qui signifie qu’il agit pour que le vagin retrouve son acidité naturelle.
Cependant, certaines femmes se plaignent, après chaque rapport sexuel, de mycoses vulvo-vaginales, ou de brûlures. Pourquoi ? C’est que les irritations provoquées par les frottements lors des mouvements de va-et-vient peuvent faciliter l’apparition d’une mycose vaginale à cause du déséquilibre local déclenché par des micro-traumatismes.

L’homme possède aussi une flore microbienne…
Le sexe masculin est porteur d’une flore microbienne personnelle. La rencontre entre deux flores peut, peut-être, dans certains cas, se trouver néfaste pour l’équilibre de la flore vaginale.
D’autre part, l’homme peut aussi être porteur de candidose sans avoir aucun signe. Ce n’est pas anormal, les candida albicans existent naturellement sans faire de mal chez de nombreux hommes et femmes. Mais s’ils arrivent dans un vagin fragile, ils peuvent se multiplier sous leur forme agressive, et c’est la mycose vaginale, même si le partenaire ne présente absolument aucun symptôme de mycose.

Les conseils pour limiter les mycoses vaginales avec la sexualité.

– Utiliser facilement du gel lubrifiant à la moindre irritation. Cela contribue à diminuer le risque de mycose vaginale.
– Utiliser des préservatifs pendant le traitement de la mycose vaginale avec beaucoup de lubrifiant (ou bien éviter les relations sexuelles si cela fait mal !)
– Demandez à votre partenaire d’uriner et de se laver à l’eau en décalottant avant et après l’amour. Cela peut parfois suffire à faire disparaître ce problème de mycoses vaginales !

Votre mycose vaginale est guérie, et pourtant vous continuez à ressentir des douleurs pendant les relations sexuelles ? Lire la suite…

Vous avez un nouveau partenaire, vous commencez à souffrir de mycoses vaginales et c’est douloureux. Que se passe-t-il ? Lire la suite…

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Vous avez des problèmes de mycoses vaginales après les rapports sexuels ?
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Cet article a été rédigé par un médecin.

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