Dysfonction érectile, un signe d’alerte ?

Lorsque l’érection rencontre un dysfonctionnement, ce n’est pas seulement gênant pour avoir des rapports sexuels. Cela peut également représenter un signe d’alerte pour la santé des artères.

Dysfonction érectile alerte

Dysfonction érectile, les artères en cause

Quand l’érection devient difficile, surtout après 50 ans ou même après 40 ans si l’on a des facteurs de risque (hypertension artérielle, obésité, tabagisme, cholestérol trop élevé, sédentarité, apnées du sommeil…), eh bien, c’est souvent que les artères sexuelles sont abimées. Et si l’on ne prend pas de mesures, cela ne va pas s’arranger avec les années, même si l’on prend un médicament pour l’érection (Viagra®, Cialis®, Levitra®, Spedra®).

Dysfonction érectile, l’infarctus guette

Pour les médecins, la dysfonction érectile est ce que l’on appelle un symptôme sentinelle. Cela signifie qu’il annonce des maladies bien plus graves. La dysfonction érectile (signe que les artères sexuelles sont rétrécies) annonce que d’autres artères sont en train de se rétrécir, en particulier les artères du cœur, les artères coronaires, et les artères du cerveau. En clair, si votre dysfonction érectile est liée à un rétrécissement de vos artères sexuelles, vous êtes peut-être en train de préparer un infarctus ou un AVC (accident vasculaire cérébral). Plus de 10 % des hommes présentant une dysfonction érectile ont un problème cardiovasculaire dans les 5 ans (infarctus, AVC…) D’après l’étude on observe deux fois plus de risque d’infarctus chez les hommes atteints présentant une dysfonction érectile. C’est la raison pour laquelle, à partir de 50 ans, un test d’effort chez un cardiologue est préconisé, afin de voir si vos artères coronaires sont déjà abimées.

Dysfonction érectile, prendre des mesures

Quand on a envie de conserver longtemps une érection, prendre un médicament pour la restaurer ne suffit pas, il faut aussi s’occuper de sa santé artérielle. Cela paraît évident aux médecins, mais pas toujours aux hommes qui ont parfois l’impression que l’érection, ça fonctionne de manière automatique. Et c’est vrai, sauf quand la mécanique ou la chimie se détraque : artères bouchées, rigides, nerfs ne conduisant plus l’influx nerveux, hormones à des taux anormaux.

Sources :
– Pradel, Jean-Baptiste (2019) La dysfonction érectile en tant que facteur sentinelle des pathologies cardiovasculaires
– Recommandations aux médecins généralistes pour la prise en charge de première intention de la dysfonction érectile (2010 AIUS, Association Inter Hospitalo Universitaire de Sexologie)
https://www.em-consulte.com/article/283333/recommandations-aux-medecins-generalistes-pour-la-
– MH Colson, B. Suzin ; A.Faix, L. Grellet, E Huyghes. Démarche diagnostique et prise en charge du patient souffrant de dysfonction érectile, actualisation et consignes pratiques. 2018
https://www.em-consulte.com/article/1198573/article/demarche-diagnostique-et-prise-en-charge-du-patien

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