Cancer ou adénome, quels médicaments pour la prostate ?

Hyperplasie bénigne de prostate, HBP, adénome de prostate ou hypertrophie bénigne de prostate, cancer de la prostate, prostatite, toutes ces maladies sont soignées par des médicaments ou d’autres traitements. Vous trouverez ici ces médicaments classés par ordre alphabétique.
Dr C. Solano

Prostate médicaments

 

Acétate de Cyprotérone, un médicament contre le cancer de la prostate

Il s’agit d’un médicament anti-androgène (ou anti-hormones mâles ou anti-testostérone). Il empêche l’action sur la prostate des hormones fabriquées par les testicules et par les glandes cortico-surrénales. En effet, la prostate est un organe androgéno-dépendant. On sait que supprimer les androgènes, hormones de la famille de la testostérone, permet de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate. Ce type de traitement entraîne une baisse de libido et des troubles de l’érection.

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Ce qu’il faut savoir quand on a un cancer de la prostate
Il y a trois chose à savoir quand on a un cancer de la prostate. Lesquelles ? Réponse en vidéo…
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Alfuzosine, un alpha-bloquant efficace rapidement contre l’adénome de prostate

Ce médicament est vendu également sous le nom de Xatral® ou Urion®. Il agit en une seule prise médicamenteuse par jour et développe ses effets dès 48 heures, ce qui n’est pas le cas de tous les médicaments pour l’adénome de prostate. En revanche, il présente des effets secondaires les plus fréquents, des étourdissements, des maux de tête, de nausées, douleur dans le ventre, et des sensations de fatigue.

Androcur®, bloque la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate

A base d’acétate de Cyprotérone, ce médicament est un anti-androgène (anti-testostérone). Il empêche l’action des hormones fabriquées par les testicules et les glandes cortico-surrénales sur la prostate qui est un organe androgéno-dépendant. On sait que supprimer les androgènes, hormones de la famille de la testostérone permet de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate. Ce type de traitement entraîne une baisse de libido et des troubles de l’érection.

Avodart® pour soigner l’hyperplasie bénigne de prostate

Ce médicament est fabriqué à base d’une molécule, le Dutastéride de la famille des inhibiteurs de la 5 alpha-réductase.
Il développe son action petit à petit : on commence à la ressentir en quelques mois, et il faut 6 mois à un an minimum, parfois deux ans pour bénéficier son effet maximal. Ce médicament entraîne des effets indésirables sur la sexualité à cause de son mode d’action (inhibition de la 5 alpha-réductase). Il s’agit d’une diminution du désir sexuel, d’une diminution des érections, d’une diminution du volume de sperme ou encore d’un gonflement des seins. Comme il faut du temps pour développer son effet et que les ses effets indésirables peuvent être très gênants, ce médicament est plutôt donné en deuxième intention après avoir utilisé des alpha-bloquants s’ils ont un effet insuffisant.

Chibro-Proscar®, contre l’adénome de prostate

Ce médicament est formulé à partir d’une molécule, le Finastéride.
C’est un inhibiteur de la 5 alpha-réductase (comme le Dutastéride ou Avodart). Ce type de médicament agit lentement, progressivement sur la prostate, en 6 à 12 mois, en faisant petit à petit diminuer son volume. Cela permet au débit urinaire d’augmenter. Les effets secondaires sur la sexualité peuvent se révéler très gênants : diminution possible de libido, des érections et du volume du sperme…

À lire aussi : Finastéride, médicament contre l’hypertrophie bénigne de la prostate

Cialis®, améliore le flux urinaire en cas d’hypertrophie bénigne de prostate (HBP)

Ce médicament est le Tadalafil, un IPDE5, médicament améliorant également l’érection. Il est indiqué dans le traitement des signes et symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez l’homme adulte. Il agit en relaxant la vessie, la prostate et l’urètre, ce qui augmente le flux urinaire et le confort. Son deuxième effet est qu’il améliore l’érection, souvent altérée lors d’un adénome de prostate. Attention, ce médicament n’est pas remboursé, mais il existe en générique sous le nom de Tadalafil.

Combodart®, contre l’hyperplasie bénigne de prostage HBP, deux molécules dans un même médicament

Ce médicament associe Dutastéride et Tamsulosine. Vous pouvez lire des précisions sur chacune de ces molécules dans cet article au niveau du paragraphe qui leur est dédié (en ordre alphabétique). Associer ces médicaments est intéressant à condition de le faire pendant au moins une année, le temps d’en développer l’effet maximal. En associant 2 molécules, l’opération est moins souvent indispensable.

Cyprotérone®, un antihormone contre le cancer de la prostate

Formulé à base d’acétate de Cyprotérone comme l’Androcur®, ce médicament anti-hormones mâles (ou anti-testostérone ou anti-androgènes) empêche les hormones fabriquées par les testicules et par les glandes cortico-surrénales d’agir sur la prostate. En effet, ces hormones ont tendance à stimuler la prolifération des cellules cancéreuses. La prostate est un organe dit « androgéno-dépendant ». On sait donc que supprimer les androgènes, hormones de la famille de la testostérone, permet de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate. Ce type de traitement entraîne une baisse de libido et des troubles de l’érection.

Decapeptyl®, il bloque la multiplication des cellules cancéreuses de la prostate

Formulé à base de Triptoréline, ce médicament entraîne progressivement une sorte d’andropause artificielle car il abaisse la production de testostérone par les testicules. L’effet recherché est le ralentissement de la croissance des cellules malignes du cancer de la prostate lorsqu’elles sont sensibles à la testostérone. Ce médicament entraîne des baisses de la libido et des dysfonctionnements de l’érection.

Detrusitol®, un anticholinergique pour soigner l’adénome de prostate

Ce médicament à base de Toltérodine est actif contre l’envie d’urine impérieuse (impériosités urinaires ou urgenturies), car il diminue la contractilité de la vessie. Il appartient à la famille des anticholinergiques. Ses effets secondaires gênants les plus fréquents sont une sécheresse de la bouche et des maux de tête.

Doxazosine, un inhibiteur de la 5 alpha-réductase contre l’adénome de prostate

Commercialisé aussi sous le nom de Zoxan®, ce médicament fait partie d’une famille de molécules qui permet d’améliorer les symptômes des hommes souffrant d’hypertrophie bénigne de prostate. Il agit lentement, petit à petit, en 6 mois à un an et permet une diminution de taille de la prostate et une amélioration du jet urinaire et des signes urinaires. Comme les autres médicaments de cette famille, il peut entraîner une baisse du désir sexuel dans 6 % des cas, ainsi que des difficultés d’érection dans 8 % des cas, une baisse du volume du sperme dans 4 % des cas et un gonflement des seins dans 2 % des cas.

Dutastéride, un médicament à action lente pour l’hyperplasie bénigne de prostate

Vendu également sous le nom d’Avodart®, il s’agit d’un inhibiteur de la 5 -réductase, médicament agissant progressivement en 6 mois à un an minimum avant de développer son effet maximal. Ses effets indésirables sexuels sont liés à son mode d’action (inhibition de la 5 alpha-réductase) et sont représentés par une baisse de libido pour 6 % des hommes, diminution des érections pour 8 % d’entre eux, la diminution du volume de sperme pour 4 %, et même gonflement des seins pour 2 %. A cause du temps nécessaire pour développer son effet et de ses effets secondaires indésirables, ce type de traitement est plutôt donné en deuxième intention après avoir utilisé des alpha-bloquants.

Dysalfa®, un alpha-bloquant contre l’adénome de prostate

Formulé à base de Terazosine, il agit rapidement. Ce médicament est un alpha-bloquant. Il agit vite, dès 48 heures après la prise du premier comprimé. Il est vendu sous le nom de Dysalfa® ou Hytrine®. Comme tous les alpha-bloquants utilisés contre l’adénome de prostate, il détend les muscles de la prostate et de l’urètre et l’ouverture de la vessie (le col de la vessie) diminuant ainsi l’obstacle que constitue la prostate : du coup, il augmente le débit du jet urinaire. Les effets indésirables fréquents sont des chutes de tension et des vertiges observés dans 2 à 8 % des cas.

Eligard®, un traitement du cancer hormono-dépendant de la prostate

A base de Leuproréline acétate, ce médicament supprime la fabrication de testostérone par les testicules. En effet, quand un cancer est hormono-dépendant, sa croissance est stimulée par la testostérone. En la supprimant, on bloque la croissance du cancer.
L’effet de l’Eligard est réversible à l’arrêt du traitement médicamenteux.
On prescrit souvent ce médicament hormono-dépendant en association avec la radiothérapie. Ce type de traitement entraîne une diminution du désir sexuel et des dysfonctions érectiles.

Erleada® : Diminution du risque de métastase des cancers de la prostate

Formulé à base d’apalutamide, en cas de cancer de la prostate, ce médicament diminue le risque de développer des métastases. Ce médicament est toujours associé à un traitement de suppression androgénique (on pourrait dire aussi anti-androgène ou anti testostérone).
Ce médicament entraîne une diminution de libido et des difficultés érectiles.

EnantonE® contre le cancer de la prostate, il bloque la fabrication de testostérone

A base de Leuproréline, ce traitement se donne en association à la radiothérapie externe dans certains cancers de la prostate. Il bloque le fonctionnement des testicules qui ne produisent plus de testostérone. Le but est de bloquer la progression du cancer, puisque la testostérone stimule la croissance des cellules cancéreuses. L’EnantonE est donc prescrit en cas de cancer dit « hormono-dépendant ». L’EnantonE est à l’origine de diminutions de la libido et de dysfonctions érectiles.

Finastéride pour les prostates trop grosses

Ce médicament est également commercialisé sous le nom de Chibro-Proscar®. Il s’agit d’un médicament de la famille des inhibiteurs de la 5 alpha-réductase. Ils agissent lentement sur la prostate, en 6 à 12 mois, en permettant de faire diminuer petit à petit son volume, ce qui permet au débit urinaire d’augmenter. Les effets indésirables sexuels sont parfois gênants, avec une diminution possible de libido, une diminution des érections et du volume du sperme.

À lire aussi : Finastéride, médicament contre l’hypertrophie bénigne de la prostate

Gonapeptyl® contre les cancers hormono-dépendants de la prostate

Sa substance active est la Triptoréline qui entraîne petit à petit une sorte d’andropause artificielle, une diminution des taux de testostérone dans le sang. Cela conduit à un ralentissement de la croissance des cellules cancéreuses de la prostate sensibles à la testostérone. Ce médicament entraîne des baisses de la libido et des dysérections.

Hytrine® contre l’adénome de prostate, un alpha-bloquant à base de Terazosine

Il s’agit de la Terazosine, un alpha-bloquant agissant rapidement, dès 48 heures après la prise du premier comprimé. Vendu également sous le nom de Dysalfa®, comme tous les alpha-bloquants utilisés contre l’adénome de prostate, il détend la prostate, l’urètre et l’ouverture de la vessie (le col de la vessie), diminuant ainsi l’obstacle constitué par la prostate : ainsi, il augmente le débit urinaire. Les effets indésirables fréquents sont des chutes de tension et des vertiges observés dans 2 à 8 % des cas.

Josir®, de la Tamsulosine contre l’hyperplasie bénigne de prostate

Commercialisé également sous les noms d’Omexel®, Omix® ou Mecir®, cet alpha-bloquant agit rapidement : en 48 heures après la première prise du médicament, il augmente déjà d’un quart le débit urinaire. Cependant, il présente un effet indésirable sexuel gênant : chez 90 % des hommes, on constate une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité d’obtenir une éjaculation.

Mecir®, un médicament contenant de la Tamsulosine

Ce médicament, Mecir®, contient un alpha-bloquant, la Tamsulosine.

Il existe aussi sous les noms Omexel®, Omix® ou Josir®. Mecir® possède une action rapide : il augmente de 25% le débit urinaire dès deux jours après la première prise de médicament. Il possède néanmoins un effet indésirable désagréable : chez 90 % des hommes, on observe une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité d’obtenir une éjaculation.

Omexel®, à base de Tamsulosine

A base de Tamsulosine, Omexel® et un alpha-bloquant vendu également sous les noms d’Omix®, Mecir® ou Josir®. Ce médicament agit rapidement : en 48 heures après la première prise de médicament, il est déjà actif et accentue de 25% le débit urinaire, rendant les mictions plus confortables. Mais un effet secondaire désagréable est souvent signalé : 90 % des hommes signalent une diminution de volume du sperme et 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité de parvenir à l’éjaculation.

Omix®, un médicament à base de Tamsulosine

A base de Tamsulosine, et vendu également sous les noms Omexel®, Mecir® ou Josir®, ce traitement possède une action rapide : il augmente d’un quart le débit urinaire dès 48 heures après la première prise de médicament. Il s’agit d’un alpha-bloquant. Mais il possède un effet indésirable désagréable : chez 90 % des hommes, on observe une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité d’obtenir une éjaculation.

Ormandyl®, il fait régresser le cancer de la prostate

A base de Butaclamide, ce médicament est prescrit pour le cancer de la prostate, seul ou en association avec d’autres traitements comme la prostatectomie, la radiothérapie. Son rôle est de bloquer la progression de la maladie. Il s’agit d’un anti-androgène (ou anti testostérone) et il induit une régression du cancer de la prostate car il bloque l’activité de la testostérone au niveau de ses récepteurs. En effet, la testostérone stimule la progression des cellules cancéreuses de la prostate quand le cancer est hormono-dépendant.

Permixon®, une plante américaine remboursée contre l’hyperplasie bénigne de prostate

Fabriqué à base de « Serenoa repens » le palmier américain dont on prépare des extrait de baies. Ayant démontré son efficacité, il est pris en charge par l’Assurance maladie, même si vous pouvez également l’acheter sans ordonnance. Avec ce traitement, le flux urinaire augmente de 28 % et la nycturie diminue (besoin d’uriner la nuit).

Attention, ce médicament remboursé à 30 % (+ votre complémentaire santé) est souvent proposé comme un remède miracle par des sites internet. Il vous vantent les mérites d’un palmier magique et vous le vendent à prix d’or… non remboursé bien sûr ! En pharmacie, c’est 15,90 € la boîte de 60 (2 par jour donc pour un mois). C’est un peu le même problème pour le Tadenan®, autre médicament à base de plante, lui aussi pris en charge par la Sécurité Sociale.

Prodinan®, phytothérapie contre l’HBP

HBP, adénome de prostate ou hyperplasie bénigne de prostate sont des synonymes. Le Prodinan formulé à partir du « Serenoa repens » palmier américain, est pris en charge par la Sécurité Sociale. Avec une complémentaire santé, vos êtes donc remboursé entièrement. Il diminue les envies et besoins d’uriner nocturnes et améliore le débit urinaire diminué à cause de la taille de la prostate qui comprime l’urètre.

Sereprostat, phytothérapie non remboursée contre l’hypertrophie bénigne de prostate

Fabriqué comme le Permixon® à base de « Serenoa repens », un palmier américain dont on utilise des extrait de baies. Efficace, il est pris en charge par l’Assurance maladie sous le nom de Permixon, mais pas de Sereprostat ! Avec ce traitement, le débit urinaire augmente de 28 % et les envies d’uriner la nuit (nycturie) diminuent.

Attention, ce médicament pouvant être remboursé à 30 % (et davantage avec votre complémentaire santé) est souvent proposé comme un remède miracle par des sites internet. Il vous vantent les mérites d’un palmier magique et vous le vendent à prix d’or… non remboursé bien sûr ! C’est 15,90 € la boîte de 60 (pour un mois de traitement) si vous prenez du Permixon® sur ordonnance. Pour les copies, les prix sont libres… et non remboursables !

Silodosine contre l’hyperplasie bénigne de prostate

Sous le nom d’Urorec® ou de Silodyx®, cet alpha-bloquant améliore dès le deuxième jour la fonction urinaire chez les hommes ayant une prostate trop grosse. Ce type de traitement permet de faire diminuer l’obstacle que constitue la prostate au jet d’urine, d’où son effet. Le débit augmente, comme pour les autres alpha-bloquants, de 20 à 25 % avec une seule prise de médicament par jour. Côté effets indésirables, la Silodosine entraînent chez 90 % des hommes une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une impossibilité à déclencher une éjaculation.

Silodyx® contre l’adénome de prostate

Le principe actif de ce médicament est la Silodosine, et il se vend également sous le nom d’Urorec®. Cet alpha-bloquant améliore dès 48 heures la fonction urinaire chez les hommes souffrant d’hypertrophie bénigne de prostate. Ce traitement permet de faire diminuer le frein que constitue la prostate trop grosse au jet d’urine, d’où son effet. Le débit augmente, comme pour les autres alpha-bloquants, de 20 à 25 % avec une seule prise de médicament par jour. Côté effets indésirables chez les hommes atteints d’hypertrophie bénigne de prostate, le Silodyx® entraînent chez 90 % des hommes une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité de déclencher une éjaculation.

Tadalafil, pour améliorer le débit urinaire en cas d’hypertrophie bénigne de prostate

Ce médicament fait partie de la famille des IPDE5, médicaments améliorant l’érection, et il est également commercialisé sous le nom de Cialis®. Il est indiqué dans le traitement des signes et symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez l’homme adulte. Il a pour action de relaxer la vessie, la prostate et l’urètre, augmentant le confort et le débit urinaire. Son effet secondaire d’améliorer l’érection est généralement apprécié ! Attention, il n’est pas remboursé.

Tadenan®, de la phytothérapie africaine contre l’adénome de prostate

Ce médicament remboursé à 30 % par la Sécurité Sociale est formulé à base de « Pygeum africanum », un extrait d’écorce de prunier africain. S’il est pris en charge par l’Assurance Maladie, c’est qu’il a un effet bénéfique prouvé par des études. Par exemple, il diminue de 32 % la nocturie (envies d’uriner nocturnes) et il augmente le débit urinaire.

C’est un médicament qui est copié et vendu à prix d’or par des sites internet prétendant vous offrir une phytothérapie miraculeuse contre l’adénome de prostate, un peu comme le Permixon® !

Tamsulosine, un médicament de première ligne contre l’adénome de prostate

Commercialisé sous les noms d’Omix®, Omexel®, Mecir® ou Josir®, ce médicament agit rapidement en augmentant d’un quart le débit urinaire dès 48 heures après la première prise (une fois par jour). Il s’agit d’un alpha-bloquant. Mais, effet indésirable gênant, il peut déclencher chez 90 % des hommes une diminution de volume du sperme et pour 20 % d’entre eux, une anéjaculation, impossibilité d’obtenir une éjaculation.

Terazosine, contre l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP)

Il s’agit d’un alpha-bloquant agissant rapidement, dès 48 heures après la prise du premier comprimé. Il est vendu sous le nom de Dysalfa® ou Hytrine®. Comme tous les alpha-bloquants utilisés contre l’adénome de prostate, il relaxe l’ouverture de la vessie (le col de la vessie), en diminuant l’obstacle que constitue la prostate : du coup, il augmente le débit du jet urinaire. Les effets indésirables fréquents sont des chutes de tension et des vertiges observés dans 2 à 8 % des cas.

Toltérodine, un traitement de l’adénome de prostate

Ce médicament agit contre les envies d’uriner impérieuses, car il apaise la contractilité de la vessie. Il est prescrit sous le nom commercial de Detrusitol®. Il est de la famille des anticholinergiques. Ses effets indésirables les plus fréquents sont une sécheresse de la bouche et des maux de tête.

Urion® en cas d’adénome de prostate

A base d’Alfuzosine, ce médicament est un alpha-bloquant. Il est vendu également sous le nom de Xatral®. On peut constater son effet dès le deuxième jour, ce qui n’est pas le cas de tous les médicaments pour l’adénome de prostate. Il se prend une seule fois par jour. A noter qu’il entraîne des effets secondaires comme des étourdissements liés à une hypotension orthostatique.

Urorec®, contre la gêne liée à une prostate trop grosse

Le principe actif de l’Urorec® est la Silodosine, et il se vend également sous le nom de Silodyx®, ®. Ce médicament alpha-bloquant améliore dès 48 heures la fonction urinaire chez les hommes souffrant d’un adénome de prostate. Il permet de faire diminuer le frein que constitue la prostate trop grosse au jet d’urine, et il relaxe la vessie et l’urètre, d’où son effet. Sous traitement, comme pour les autres alpha-bloquants, le débit urinaire augmente, comme de 20 à 25 % avec une seule prise de médicament par jour. Côté effets indésirables, l’Urorec® est à l’origine d’une diminution de volume du sperme entraînent chez 90 % des hommes et d’une anéjaculation pour 20 % d’entre eux (impossibilité de déclencher une éjaculation).

Xatral®, contre l’HBP, un alpha-bloquant à base d’Alfuzosine

Ce médicament est également commercialisé sous le nom d’Urion®. En 48 heures il commence à relaxer la vessie, la prostate et l’urètre. Résultat, la sortie de l’urine n’est plus autant freinée et le débit urinaire augmente. Il agit en une seule prise médicamenteuse par jour. En revanche, il peut présenter des effets secondaires comme des étourdissements liés à une hypotension orthostatique.

Zoxan®, un inhibiteur de la 5 alpha-réductase contre une prostate volumineuse

Ce médicament est formulé à base de Doxazosine, un inhibiteur de la 5 alpha-réductase. Il améliore les signes urinaires gênants des hommes souffrant d’adénome de prostate (ou HBP hypertrophie bénigne de prostate). Il agit lentement, progressivement, en 6 mois à un an, voire deux ans. Il entraîne une diminution de la taille de la prostate améliorant le débit urinaire et les signes urinaires gênants. Comme les autres médicaments de cette famille, il peut entraîner une baisse du désir sexuel dans 6 % des cas, ainsi que des difficultés d’érection dans 8 % des cas, une baisse du volume du sperme dans 4 % des cas et un gonflement des seins dans 2 % des cas

Cet article sera amené à être amélioré en ajoutant encore des médicaments agissant sur les maladies de la prostate. Laissez un commentaire ci-dessous si vous prenez un de ces médicaments, que vous avez un souci, un effet indésirable ou bien s’il vous convient parfaitement. Cela pourra aider d’autres hommes. Laissez aussi un commentaire si vous prenez un autre médicament pour votre prostate, nous améliorerons cet article !

Cet article a été rédigé par un médecin.
Le Dr Solano consulte en urologie à l’hôpital Cochin et téléconsulte pour Médecin Direct ou sur Charles.co

À lire aussi :

– Finasteride, contre l’hypertrophie bénigne de la prostate
– Opération pour cancer de la prostate (prostatectomie radicale), comment cela se passe-t-il ensuite ?
– Adénome de la prostate ou cancer, ce ne sont pas les mêmes symptômes…
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© Doctical 2020, mise à jour 02/2021
Droits d’auteur pour la photo : tommaso79 / 123RF Banque d’images2

4 réflexions au sujet de « Cancer ou adénome, tous les médicaments pour la prostate »

  1. Comprendre les différences entre Avodart et Xatral
    Entre Avodart et Xatral, pour la prostate, quel est celui qui a un effet prolongé par rapport à l’autre qui a un effet instantané ?

    1. Réponse de médecin à B qui souhaite comparer Xatral et Avodart en traitement de l’adénome de prostate
      Le Xatral® possède un effet rapide, car il relaxe les muscles de la vessie et de la prostate. Il s’agit d’un alpha-bloquant, le chlorhydrate d’alfuzosine
      L’Avodart®, lui réduit progressivement le volume de la prostate. Son effet commence au bout d’un mois et peut augmenter jusqu’à 2 ans. Il s’agit d’un médicament de la famille des inhibiteurs de la 5-alpha réductase, le Dutastéride.
      J’espère que ces informations vous seront utiles !
      A lire aussi pour mieux comprendre :
      La phytothérapie remboursée (ou pas) contre l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) ?
      Les alpha-bloquants contre l’hypertrophie bénigne de prostate

  2. Différence entre deux médicaments pour l’hypertrophie bénigne de prostate
    Quelle est la différence entre Xatral et Urorec ?

    1. Réponse de médecin à N. sur la différence entre Xatral® et Urorec®
      Ces deux médicaments sont destinés à soigner l’hypertrophie bénigne de prostate (ou adénome prostatique).
      L’Urorec® est un alpha-bloquant, agissant rapidement car il relaxe les muscles lisses de la vessie, de l’urètre et de la prostate. Son principe actif est la Silodosine. Il est également vendu sous le nom de Silodyx®.
      Le Xatral® est aussi un alpha-bloquant l’alfusozine, aussi vendu sous le nom d’Urion®.
      Ces deux médicaments sont donc de la même famille avec le même type d’effets, mais l’Urorec® entraîne davantage d’effets indésirables sexuels.

      A lire également pour plus d’infos et bien comprendre ce que sont les alpha-bloquants et comment ils agissent sur la prostate :
      Les médicaments alpha-bloquants (donc Urorec) contre l’hypertrophie bénigne de prostate
      – Quelle phytothérapie contre l’adénome de prostate ?

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