A la naissance, la prostate est minuscule. Puis, dans l’enfance, elle reste petite et pèse environ 4 grammes. 

Ensuite, au moment de la puberté, la prostate grossit pour finir par peser 20 grammes environ lorsque la puberté est terminée, taille qu’elle conserve à l’âge adulte. 

Elle a au fil des années vers 40 ans, elle a ensuite tendance à grossir et son volume peut devenir gênant à partir des 50 ans environ. Et au fil des années, elle peut continuer à grossir et peser jusqu’à 300 grammes. Il existe même des prostate exceptionnellement grosses pesant 500 g !

On considère que, pour un homme de plus de 50 ans, jusqu’à un poids de 70 g, il s’agit d’une petite prostate.  Au-delà, d’une moyenne ou grosse prostate.

Les médecins prennent plutôt en compte le volume de la prostate, car il peut se percevoir lors du toucher rectal ou s’estimer sur une échographie ou une IRM, alors qu’il est impossible de peser une prostate (à moins d’opérer quelqu’un pour lui enlever cette glande). 

« Petite prostate», « moyenne prostate », « grosse prostate » ?

On classe le poids de chaque prostate de manière indicative.
Dans la littérature scientifique, pour les urologues : 

– Une petite prostate pèse entre 20 et 70 gramme pour un volume entre 30 et 40 ml.

– Une moyenne prostate pèse entre 20 et 125 g pour un volume de tissu prostatique entre 40 et 80 ml.

– Une grosse prostate peut peser entre 40 g et plus de 125 grammes et son volume se situe entre 40 et 100 ml.

On voit que la classification de la taille ou de poids de la prostate est un peu floue ! 

De plus, on peut être très gêné par des signes urinaires alors que la prostate est assez petite, ou très peu gêné par une grosse prostate. Cela dépend probablement de la manière dont la prostate appuie sur l’urètre et bloque plus ou moins la sortie de l’urine.

En cas de gêne, les opérations proposées dépendent de sa grosseur. L’opération proposée n’est pas la même si la prostate fait moins de 30 grammes, si elle fait entre 30 et 80 grammes ou si elle fait plus de 80 grammes…

 ©Doctical 2021 

A lire aussi :
Hypertrophie de la prostate, quels symptômes  ?

 

Sources :

–  Haute Autorité de Santé (HAS) Détection précoce du cancer de la prostate Actualisation du référentiel de pratiques de l’examen périodique de santé (EPS) Mai 2013 https://www.has-sante.fr/jcms/c_1623737/fr/detection-precoce-du-cancer-de-la-prostate  

– Gros adénome de la prostate. A. BENCHEKROUN, M. ALAMI, M. GHADOUANE, Z. BELAHNECH M. MARZOUK, M. FAIK. Maroc médical 22, No 3 (2000)

– Dr C. Solano Le grand livre de la puberté, éditions Robert Laffont 2020. https://www.fnac.com/Le-Grand-Livre-de-la-puberte/a14086529/avis

– Patrice Pfeifer. La prostate au quotidien. 1999. Editions Odile Jacob https://livre.fnac.com/a1023084/Patrice-Pfeifer-La-Prostate-au-quotidien

– Thomas Seisen, Evanguelos Xylinas AFU : hypertrophie bénigne de la prostate. https://www.urofrance.org/congres-et-formations/formation-initiale/referentiel-du-college/hypertrophie-benigne-de-la-prostate.html

 

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